En année sabbatique, la soif d'apprendre démange toujours un peu. Aussi j'ai décidé d'aller faire un tour à la Sapienza: l'Université publique de Rome qui enseigne à peu près toutes les matières de la médecine aux lettres en passant par la physique. J'arrive face à un monument mussolinien, direction le département des arts, je pose quelques questions à des étudiants. J'ai le choix: me glisser parmi les étudiants d'un cours de l'Unicef sur les enfants touchés par les mines antipersonnel ou d'un cours sur la photographie. Le second semble plus adéquat, après quelques péripéties (la prof est malade, le remplaçant arrive avec une heure de retard) le cours commence, ..... , dans le noir pour les projections..... A vrai dire ce n'est pas une grande réussite: un contenu très technique et académique, avec un prof qui endort.... J'avais oublié comme le professeur et sa façon d'aborder les thèmes sont cruciaux dans un cours au-delà même du sujet.... A refaire donc à la rentrée!
mercredi 30 juin 2010
mardi 15 juin 2010
Edward Hopper: le Caravage du XXième siècle
J'ai redécouvert Edward Hopper (1882-1967) avec son exposition à Rome, d'ailleurs Karl aussi: il s'est inspiré de ce peintre pour créer son défilé de mars dernier pour Fendi!
L'installation de l'exposition est très inventive la reconstitution du fameux bar du tableau Nighthawks dans lequel on peut circuler nous projette dans le monde et l'époque de l'artiste dès les premiers pas.
Ce peintre maîtrise l'art des jeux d'ombre et de lumière.
Coté ombres, elles lui permettent de ne pas rester un peintre uniquement réaliste mais de flirter avec le surréalisme, une pointe d'abstraction -même s'il refusait les influences de ce mouvement. On croit parfois voir un tableau de De Chirico avec ses ombres allongées de fin de journée.
Coté lumière qu'elle soit artificielle comme celle des bars de New York ou naturelle dans les paysages fantomatiques ou dans les chambres de femmes seules elle contribue toujours à cette atmosphère si particulière qui émane des tableaux d'Hopper.
Une atmosphère à peine dérangeante, mélancolique, solitaire.
Quand je regarde un Hopper, j'ai comme une réticence à rentrer complètement dans le tableau, c'est cette émotion, cette sensation de solitude qui m'arrête. Hopper qui était d'ailleurs connu pour ses silences, s'applique à peindre avec une pureté, une simplicité telle qu'un sentiment de solitude assaille le spectateur. Les personnages sont souvent seuls, les rues désertes, les stations service sans voitures, les intérieurs quasiment vides (peu d'objets ou de meubles).....
C'est peut-etre pour plus mettre l'accent sur l'universalité de son message, tout le monde peut se reconnaître dans les personnages aux traits flous, dans les intérieurs réduits à l'essentiel.
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