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lundi 12 juillet 2010

ALTAROMA,ALTAMODA, LA FASHION LIFE ROMAINE



Sous la présidence de Silvia Venturini Fendi, directrice artistique des collections maroquinerie Fendi, en collaboration avec Franca Sozani, directrice de Vogue Italie, a débuté la nouvelle édition d'AltaRoma, AltaModa.

Cette année le lien entre art et mode tient le haut de l'affiche: l'installation multimédia "Il gesto sospeso" de Maurizio Martusciello, le geste suspendu, a ouvert la manifestation vendredi soir au Temple d'Adrien. Hommage à Capucci, un styliste romain désigné par Christian Dior comme un des génies de l'Italie, l'exposition interactive nous projette dans le monde de la nature et de la mode, insectes, tissus, stratification de matières, autant de métamorphoses qui s'offrent à notre regard. A voir jusqu'au 14 juillet.

Limited/Unlimited. The new Italian Landmark, exposition qui rassemble les oeuvres de stylistes connus et moins connus, une sorte de laboratoire de la mode italienne. Elle s'est tenue ce week end dans les murs de la Pelanda, ancien abattoir reconverti et attribué au MACRO (Musée d'Art Contemporain de ROme).

Who is on Next? Projet pour la recherche de jeunes talents de la mode en collaboration avec Vogue, qui s'est clôturé par un dîner de gala Villa Médicis samedi dernier.

Et bien sur les grandes maison romaines ont participé à cet évènement:
Fendi avec le manifeste de Pascal Gauntrand sur la fabrication locale, le guide du sur mesure et la projection d'un court-métrage "Outskirt" d'Elisa Fuksas.
Valentino avec un parcours créatif à la découverte des ateliers de la maison et de la tendance de la bioéthique.

Pour plus de renseignements, vidéos et articles sur style.it et sur le site d'Alta Roma
http://www.style.it/search/altaroma#?refresh=ce

mardi 15 juin 2010

Edward Hopper: le Caravage du XXième siècle




J'ai redécouvert Edward Hopper (1882-1967) avec son exposition à Rome, d'ailleurs Karl aussi: il s'est inspiré de ce peintre pour créer son défilé de mars dernier pour Fendi!
L'installation de l'exposition est très inventive la reconstitution du fameux bar du tableau Nighthawks dans lequel on peut circuler nous projette dans le monde et l'époque de l'artiste dès les premiers pas.

Ce peintre maîtrise l'art des jeux d'ombre et de lumière.

Coté ombres, elles lui permettent de ne pas rester un peintre uniquement réaliste mais de flirter avec le surréalisme, une pointe d'abstraction -même s'il refusait les influences de ce mouvement. On croit parfois voir un tableau de De Chirico avec ses ombres allongées de fin de journée.
Coté lumière qu'elle soit artificielle comme celle des bars de New York ou naturelle dans les paysages fantomatiques ou dans les chambres de femmes seules elle contribue toujours à cette atmosphère si particulière qui émane des tableaux d'Hopper.
Une atmosphère à peine dérangeante, mélancolique, solitaire.

Quand je regarde un Hopper, j'ai comme une réticence à rentrer complètement dans le tableau, c'est cette émotion, cette sensation de solitude qui m'arrête. Hopper qui était d'ailleurs connu pour ses silences, s'applique à peindre avec une pureté, une simplicité telle qu'un sentiment de solitude assaille le spectateur. Les personnages sont souvent seuls, les rues désertes, les stations service sans voitures, les intérieurs quasiment vides (peu d'objets ou de meubles).....
C'est peut-etre pour plus mettre l'accent sur l'universalité de son message, tout le monde peut se reconnaître dans les personnages aux traits flous, dans les intérieurs réduits à l'essentiel.

lundi 26 avril 2010

UNE EXPO MIEUX QU'UNE PARTIE DE WII! ENTREZ DANS LE MONDE DE DIGITAL LIFE


Direction le Testaccio pour Digital Life, une expo multisensorielle qui inaugure le nouvel espace contemporain la Pelanda. C'est dans un ancien abattoir que nous arrivons, sont restés intacts les endroits où parquer les betes et les crochets ou on imagine encore les corps sans vie....

Nous sommes tout à coup projetés dans une salle avec une foret d'étoiles vertes fixées à des fils espacés d'une quarantaine de centimètres. Une sensation de magie, de vie dans le futur. On peut meme se retrouver au coeur de la foret, la traverser....

Le clou de l'expo revient à Thomas McIntosh qui imagine un dispositif unique: il projette sur un grand écran blanc les ondulations de l'eau faites à partir de sons. Une ambiance zen qui rappelle les bons instituts de massage, version XXXL.

En résumé une expo ludique, expérimentale, et sensorielle dans un très beau lieu.